Statut du partenariat
Grâce au financement de la Stratégie nationale
pour la prévention du crime (Canada), en collaboration
avec le Ministère de la sécurité publique
(Québec) le programme a pu mettre en place un volet
diffusion. Ce volet consiste à faire connaître
le programme auprès des différents acteurs du
milieu de l’éducation et ultimement à
développer de nouveaux partenariats. Ceux-ci s’articuleraient
autour d’une appropriation du programme et de la mise
en place d’un ou de plusieurs points de service.
Suite à la lecture des chapitres précédents
et si l’intérêt persiste de la part de
l’éventuel partenaire, certains éléments
doivent être évalués afin d’assurer
la viabilité d’un futur point de service. À
la lumière des expériences vécues par
l’équipe de coordination, trois cas de figures
peuvent se présenter quant au statut du futur partenaire
:
- Un organisme communautaire de l’extérieur
de Montréal désire implanter un point de service
dans sa localité.
- Un YMCA de l’extérieur de Montréal
désire développer un point de service.
- Une commission scolaire de l’extérieur de
Montréal désire développer un point
de service pour certaines de ses écoles secondaires.
Intérêt d’un organisme communautaire
Un organisme communautaire qui désirerait implanter
Alternative Suspension dans sa localité deviendrait
le porteur du projet, l’organisme parrain. La place
d’un organisme parrain est vitale dans le développement
d’un point de service. Celui-ci doit avoir une vocation
jeunesse ou une vocation sociale pouvant intégrer un
programme jeunesse. L’organisme peut être communautaire
ou parapublic et se doit d’avoir une connaissance des
problématiques jeunesse de sa région.
Intérêt d’un YMCA
Un centre YMCA qui serait intéressé à
développer un point de service devrait répondre
aux mêmes critères qu’un organisme communautaire.
L’aspect facilitant serait les ponts déjà
existants entre les différents centres et une culture
de rapprochement favorisée au sein du YMCA Canada.
Les modalités et avantages devraient faire l’objet
de discussions entre les centres.
Intérêt d’une commission scolaire
Une commission scolaire est à même de voir si
un programme tel Alternative suspension pourrait être
bénéfique pour ses élèves. Si
tel est le constat et que la commission scolaire désire
aller de l’avant, elle doit s’assurer qu’un
organisme communautaire ou parapublic de sa localité
puisse devenir porteur du programme. Cet aspect se doit d’être
respecté car le succès du programme réside
dans la construction de ponts entre les commissions scolaires
et l’organisme porteur.
Pour tous ces cas de figure, un accompagnement doit se faire
de la part de l’équipe de coordination d’Alternative
Suspension, ceci afin de s’assurer que les différentes
étapes soient dûment franchies.
CONDITIONS GAGNANTES
Avant toute démarche, il est primordial de se questionner
sur la viabilité d’un éventuel point de
service. Certaines conditions doivent être au préalable
réunies afin d’assurer l’optimalisation
du programme. Ce survol permet de mesurer les intérêts
des différents acteurs quant à l’implantation
du programme Alternative Suspension.
- Les écoles ont-elles manifesté un intérêt
pour un programme de ce type ?
- Existe-t-il déjà des programmes similaires
à l’intérieur des écoles visées
ou des programmes qui dédoubleraient l’offre
d’Alternative Suspension ?
- Le point de service desservirait combien d’écoles
secondaires ?
- À combien s’élève le bassin
de jeunes potentiellement desservis ?
- Existe-t-il un organisme prêt à devenir le
parrain du programme ?
- L’élément géographique (déplacement
des jeunes) a-t-il été évalué
?
- La viabilité financière peut-elle être
assurée à court, moyen ou long terme ?
- Dans quelle mesure des partenaires peuvent-ils être
impliqués ?
Ces questions constituent un simple baromètre de la
viabilité d’un éventuel point de service,
un exercice permettant d’en mesurer la faisabilité.
Afin de bien prendre la mesure des questions posées,
voici les éléments de base ayant été
dégagés par l’équipe d’Alternative
Suspension.
Intérêt des écoles et autres
programmes
Pour un organisme désirant démarrer un point
de service, il est vital de s’assurer que les écoles
de sa localité auront un intérêt à
collaborer au programme. L’école étant
l’instance qui réfère les jeunes, si celle-ci
ne voit pas la pertinence ou bénéficie déjà
d’une structure encadrant les élèves suspendus,
le programme n’aurait pas sa raison d’être.
Il est donc important de prendre la mesure des écoles
avant d’entreprendre des démarches plus formelles.
Nombre d’écoles et bassin d’élèves
Le nombre de participants annuels pour un point de service
se situe autour d’environ 120 jeunes. Pour atteindre
ce chiffre, il a été estimé qu’il
fallait un bassin de 10,000 élèves en milieu
urbain, soit entre 5 et 10 écoles secondaires. À
l’extérieur des grands centres urbains, un point
de service devrait desservir au minimum deux écoles
et un bassin d’environ 5000 élèves. Ces
données ne sont pas restrictives mais constituent une
échelle de mesure à titre indicatif et peuvent
varier selon les réalités locales.
Parrain du programme
Le parrain sera l’organisme « porteur »
du programme. Il importe que cet organisme ait une bonne connaissance
des problématiques jeunesse et soit en mesure de piloter
l’implantation d’un nouveau programme dans sa
localité.
L’élément géographique
Le programme devant obligatoirement se dérouler à
l’extérieur de l’école, il est vital
de mesurer l’aspect déplacement des jeunes. Un
trajet au point de service qui dépasse la durée
de trajet scolaire normale rebutera tant les jeunes que les
parents et, par extension, l’école elle-même.
Le local se doit d’être situé, par rapport
aux écoles desservies, à la croisée des
différents trajets.
Viabilité financière et autres partenaires
Le développement d’un nouveau point de service
se doit d’avoir une certaine pérennité
financière. L’idéal est lorsqu’une
commission scolaire prend en charge une partie ou la totalité
de l’aspect financier relié au démarrage
d’un point de service. Si seulement une partie ou rien
du tout n’est assumé par la commission scolaire,
l’organisme parrain devra puiser à même
ses ressources ou aller chercher du financement ailleurs afin
de boucler ses budgets. L’équipe d’Alternative
Suspension, ayant déjà rédigé
de nombreuses demandes de financement auprès de différents
bailleurs de fonds, peut accompagner l’organisme dans
ces démarches.
ENGAGEMENTS ET RESPONSABILITÉS
Une fois identifiés les différents acteurs
et les premiers jalons du partenariat posés, il est
temps de voir aux fonctionnalités du partenariat. L’établissement
de ces liens implique des responsabilités et engagements
de chacun des partenaires. En premier lieu, nous définirons
ce à quoi l’équipe de coordination d’Alternative
Suspension (et par extension le YMCA du Grand Montréal)
sera tenue une fois les ententes établies. Puis nous
établirons les engagements de l’organisme parrain.
Engagements et responsabilités de l’équipe
de coordination d’Alternative Suspension
Un partenaire qui décide de démarrer un point
de service dans sa ville ou région se doit d’être
accompagné. Un soutien au démarrage est nécessaire,
le partenaire ayant souvent diverses tâches à
effectuer (embauche d’un intervenant, aménagement
des locaux, etc.) tout en développant ses relations
avec les futures écoles. L’équipe de coordination
du programme ayant développé une expertise en
ce domaine, celle-ci offrira un encadrement et un accompagnement
au partenaire.
L’équipe de coordination du programme
assure les services suivants :
- Établissement du partenariat
Rencontres exploratoires avec les différents partenaires
et mise en place de la structure initiale.
- Mise en place de la structure
Formation de la coordination locale et accès aux
outils de démarrage.
- Formation des intervenants
Formation théorique et pratique des intervenants
avec stages dans les points de services déjà
existants.
- Soutien annuel récurrent
Accès aux outils de référence du programme
et au matériel promotionnel. Soutien continu et rencontres
de perfectionnement.
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