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Lorsqu’un jeune est suspendu, le parent se retrouve
souvent confronté à une série de questionnements
: qu’adviendra-t-il de mon enfant lors de sa suspension
? Serai-je en mesure de l’encadrer, de m’absenter
du travail et de l’encourager à réfléchir
aux événements qui ont mené à
sa suspension?
Autant de questions qui bien souvent entraînent tensions
et questionnements.
Un jeune suspendu, référé au programme
Alternative Suspension, sera encadré par des intervenants
qualifiés. Pour un jeune (et ses parents), l’élément
rassurant est qu’il y a continuité de services.
Le jeune y poursuivra ses travaux scolaires tout en menant
une réflexion sur les raisons de sa suspension. Le
jeune devra de plus trouver des pistes de solutions pour réintégrer
l’école et poursuivre sa scolarité.
La suspension est un moment critique. Un parent qui s’investit
augmentera les chances de réintégration du jeune.
Le contact avec l’intervenant lors de la suspension
est important mais la présence d’un parent à
la rencontre de retour s’est avérée, au
fil des ans, primordiale. Être présent à
cette rencontre, c’est s’assurer qu’école,
parents, intervenants et jeune ont la même compréhension
de la situation. Et que les solutions avancées soient
communes.
Pour en savoir plus sur les objectifs et activités
d’Alternative Suspension, consultez la section Programme.
Un témoignage
« Cet enfant-là, s’il devient un honnête
citoyen, c’est parce que j’aurai eu l’aide
du Y. Je lève mon chapeau aux deux intervenants qui
se sont occupés de nous. Il suffit parfois de peu pour
influencer un jeune pour qu’il aille à droite
ou à gauche. Mais il faut du temps, trois ans dans
notre cas. »
Si Johanne Gordian envisage aujourd’hui la vie avec
optimisme, il n’en a pas toujours été
ainsi. À la suite d’un divorce, elle se retrouve
seule avec deux de ses fils, dont l’un a des problèmes.
Manque de confiance en lui, dépression, agressivité
: à 12 ans, il « consomme » déjà.
À 13 ans, à la veille des examens de fin d’année,
l’école le suspend pour six semaines, sans solution
de rechange. Mme Gordian frappe à toutes les portes,
jusqu’à ce que quelqu’un la mette en communication
avec le programme Alternative Suspension du YMCA West-Island.
Son fils y découvre des adultes différents,
« intelligents », dira-t-elle, avec lesquels il
tisse des liens de confiance. En plus des cours, il discute
et parle de ses problèmes. Une fois ses six semaines
terminées, le jeune continue à fréquenter
le YMCA presque tous les jours. Il s’y sent bien, il
s’y sent apprécié et soutenu. À
un point tel que, après une violente dispute avec sa
mère, c’est là qu’il se réfugie.
Ce jour-là, les intervenants se sont assis avec la
mère et le fils et les ont encouragés à
se parler, à conclure ensemble un contrat de respect
qui a marqué un tournant dans leurs relations. «
Le YMCA a énormément aidé mon enfant
et m’a aidée moi aussi. »
Trois ans et quelques faux-pas plus tard, le jeune s’est
pris en main. Déterminé à réussir,
il étudie, ne consomme plus et a rompu les liens avec
tous ceux qui risquaient de l’influencer négativement.
Il aimerait, un jour, devenir intervenant à son tour.
Aujourd’hui, Johanne Gordian respire enfin et parle
de son ado de 16 ans avec énormément de fierté.
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